Nous y somme(s) 

La démarche photographique passe de l’archive photographique à une œuvre plastique éphémère. L’insertion des nouvelles technologies permettent d'ajouter dans l’espace naturel, la création d'un lien direct entre l'histoire de la grande guerre et le territoire , entre le souvenir et la métamorphose du paysage longtemps classifié de « zone rouge ».

 

Ici, l’intervention artistique puise son essence dans le médium de la photographie d’archive pour rejoindre un acte d'expographie plus contemporain : le Street Art et le lightpainting. En utilisant les codes empruntés au Street Art (notamment le pochoir), l’œuvre éphémère produite s’installe dans l’espace naturel pour ofrir une relecture du site de la Montagne de Frise à travers le temps. Il ne s’agit plus d'une simple promenade au coeur d'un patrimoine naturel et historique mais bel et bien d'une déambulation participative où se mêle des images passées et des images présentes pour redessiner l'environnement connu par ces soldats et par nous, visiteur d'aujourd'hui. Le ligth painting stencil permet d'installer une passerelle temporelle entre l'image d'archive et la création de l'oeuvre; les visiteurs sont invités à peintre et coloriser l'image d'archive et le paysage à l'aide de pochoir (mit à leur disposition) et de leur smartphone (le cas échéant d'autres sources lumineuses fournit par l'artiste). En quittant sa forme originale et mémorielle, la photographie devient une matière de représentation, une écriture publique d’une nouvelle histoire permettant la mise en lumière du patrimoine historique et naturel du site de la Montagne de Frise.

 

En résonance avec le centenaire de la Première Guerre Mondiale, l’intervention artistique Nous y somme(s) s’invite comme un rappel, comme un compagnon pour s’embarquer à l’intérieur d'une déambulation au cœur de la mémoire de nos pères. A l’issue de la marche, ces mises en scènes deviennent des souvenirs : souvenir d’une rencontre impromptue dans le temps et l'espace.